Appareil PPC (CPAP) : alternatives et nouveaux traitements de l'apnée du sommeil
"Je n'arrive pas à dormir avec ce masque" : vous n'êtes pas seul
La machine à Pression Positive Continue (PPC ou CPAP) reste le traitement de référence de l'apnée du sommeil sévère. Elle est efficace à 100%... si on la porte.
Le problème ? 30 à 40% des patients l'abandonnent la première année. Bruit, encombrement, sensation d'étouffement, "tue-l'amour"... Les raisons sont légitimes.
Heureusement, en 2026, la PPC n'est plus la seule option. Si vous êtes en échec de traitement ou si votre apnée est modérée, des alternatives crédibles et remboursées existent.
L'orthèse d'avancée mandibulaire : le challenger qui monte
C'est l'alternative la plus courante, et pour cause.
C'est quoi ? Une double gouttière (comme un protège-dents) faite sur mesure par un dentiste spécialisé. Elle maintient votre mâchoire inférieure légèrement en avant pendant la nuit.
L'effet : Cela tire sur la langue et ouvre mécaniquement l'espace dans la gorge pour laisser passer l'air.
Pour qui ? Idéal pour les apnées légères à modérées, ou les sévères qui refusent la PPC.
Efficacité : Très bonne, mais nécessite une dentition saine.
La thérapie positionnelle : simple mais redoutablement efficace
Certains ne font des apnées que sur le dos (la langue tombe en arrière par gravité). C'est l'apnée positionnelle.
La solution : Des dispositifs (ceintures vibrantes, gilets avec obstacle dorsal) vous empêchent de dormir sur le dos. Dès que vous vous tournez, une petite vibration vous force à changer de côté sans vous réveiller complètement.
Résultat : Pour les patients concernés, cela peut réduire l'index d'apnée de moitié.
Le "pacemaker" de la langue : la révolution high-tech
C'est la révolution technologique pour les cas sévères en échec total de PPC.
Le principe : On implante chirurgicalement un petit boîtier (comme un pacemaker) sous la clavicule, relié au nerf de la langue.
L'action : À chaque inspiration, le boîtier stimule le nerf, la langue se contracte et avance, libérant le passage.
Accès en 2026 : Cette technique coûteuse est désormais mieux prise en charge en France, mais réservée à des centres experts et des profils précis (IMC < 32, pas d'effondrement concentrique).
Le levier que personne ne peut ignorer : l'hygiène de vie
Aucune machine ne remplace ce levier fondamental.
Poids : Perdre 10% de son poids peut réduire l'index d'apnée de 30%. La graisse du cou comprime la trachée.
Alcool et sédatifs : Ils relâchent les muscles de la gorge et aggravent massivement les apnées. Évitez l'alcool le soir.
Ne restez pas sans solution
Ne restez pas sans traitement. L'apnée non traitée tue à petit feu. Si la PPC est un cauchemar pour vous, retournez voir votre pneumologue ou médecin du sommeil : l'orthèse ou d'autres solutions peuvent changer vos nuits.
Le conseil Preskri : Vous testez une orthèse ou un traitement positionnel ? Il faut vérifier que cela marche ! Si la fatigue persiste après 1 mois, il faudra reconsidérer l'option choisie.
Sources : Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil (SFRMS), HAS.

