Endométriose : nouveaux traitements en France
"Prenez la pilule et souffrez en silence" : c'est fini
Pendant des décennies, la réponse à l'endométriose a été unique. En 2026, les lignes bougent enfin.
La recherche s'accélère, portée par la stratégie nationale. Si le traitement hormonal reste le pilier pour bloquer les règles et stopper la progression des lésions, de nouvelles options émergent pour celles qui ne supportent pas les hormones ou pour qui elles ne suffisent pas.
Faisons le tour des armes thérapeutiques disponibles cette année.
Les traitements hormonaux se perfectionnent
Les hormones restent efficaces — mais on les utilise mieux qu'avant.
Le Dienogest (Visanne et génériques) : Devenu le standard, ce progestatif pur agit spécifiquement sur l'atrophie des lésions. En 2026, on maîtrise mieux ses dosages pour limiter les effets dépressifs ou la prise de poids.
Les "Cures de Ménopause" (GnRH) avec Add-back : Pour les cas sévères, on utilise des traitements injectables qui mettent les ovaires au repos total. La nouveauté ? On y associe systématiquement une petite dose d'hormones (Add-back therapy) pour éviter les bouffées de chaleur et protéger les os, permettant des traitements plus longs (jusqu'à 2 ans).
Soulager la douleur sans hormones : c'est possible
C'est la grande demande des patientes : "Traitez ma douleur sans changer ma personnalité".
Neurostimulation (TENS) : Des petits appareils (remboursés sous conditions) envoient un courant électrique qui "court-circuite" le message douloureux. Très efficace sur les douleurs pelviennes chroniques et sciatiques.
Cannabis Médical : L'expérimentation française touche à sa fin et ouvre la voie à une prescription très encadrée (huiles CBD/THC) pour les douleurs réfractaires où la morphine échoue.
L'ostéopathie et la kiné spécialisée : Désormais intégrées aux parcours de soins, elles travaillent sur les adhérences et la mobilité du bassin pour soulager mécaniquement les douleurs.
La chirurgie a changé : moins d'interventions, plus de précision
Le dogme "on opère pour voir" est mort. En 2026, on opère pour libérer.
Préserver les ovaires : On ne touche aux kystes qu'en dernier recours pour protéger la fertilité (réserve ovarienne).
La robotique au service de la précision : L'assistance robotique permet des gestes millimétriques pour "raser" les lésions sur les nerfs ou l'intestin sans les abîmer, réduisant les séquelles urinaires ou digestives.
Pour qui ? La chirurgie est réservée aux douleurs résistantes aux traitements ou aux atteintes d'organes menaçantes.
Ce qu'il faut retenir : votre traitement doit être unique
Il n'y a pas UN traitement de l'endométriose, mais DES stratégies. La clé est la personnalisation. Ce qui marche pour votre amie ne marchera pas forcément pour vous.
Le conseil Preskri : Tester un nouveau traitement (Dienogest, TENS...) demande de la patience — souvent 3 mois pour juger. Ne vous fiez pas à votre mémoire. Utilisez l'application Preskri pour noter chaque jour votre niveau de douleur (0-10) et vos effets secondaires.
Sources : Recommandations HAS, Collège National des Gynécologues (CNGOF), Sociétés savantes.

