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Cortisone : effets secondaires, prise de poids et comment les limiter

La cortisone (prednisone, prednisolone, méthylprednisolone) est un anti-inflammatoire surpuissant prescrit dans de nombreuses maladies : asthme sévère, polyarthrite rhumatoïde, maladies auto-immunes, allergies graves. Son efficacité est indéniable, mais ses effets secondaires font peur — parfois à tort, parfois à raison.

Comment agit la cortisone ?

Les corticoïdes sont des versions synthétiques du cortisol, hormone naturellement produite par les glandes surrénales. Ils agissent en :

  • Supprimant l’inflammation : plus puissamment que n’importe quel AINS.

  • Réduisant la réponse immunitaire : utile dans les maladies auto-immunes, problématique pour les infections.

  • Modifiant le métabolisme : sucres, graisses, protéines, os — tout est impacté.

Règle fondamentale : les effets secondaires dépendent de la dose et de la durée. Une cure courte (5-7 jours) est généralement bien tolérée. C’est l’usage prolongé (à partir de 3 semaines) qui pose problème.

Les effets secondaires fréquents

Prise de poids et modification de la silhouette

C’est l’effet le plus redouté. La cortisone provoque :

  • Rétention d’eau et de sel : gonflements, visage « lunaire » (bouffi), chevilles épaisses.

  • Redistribution des graisses : accumulation sur le visage, la nuque (« bosse de bison ») et l’abdomen, tandis que les bras et les jambes s’amincissent.

  • Augmentation de l’appétit : envies fréquentes, surtout de sucré.

Comment limiter : régime pauvre en sel et en sucres rapides, activité physique régulière, surveillance du poids hebdomadaire.

Troubles du sommeil et de l’humeur

  • Insomnie : prendre la cortisone le matin (avant 8h) pour éviter l’excitation nocturne.

  • Irritabilité, anxiété, euphorie : fluctuations de l’humeur fréquentes.

  • Dépression : possible lors de traitements prolongés ou lors de la décroissance.

Troubles digestifs

  • Brûlures d’estomac : la cortisone augmente la sécrétion acide.

  • Ulcère : risque augmenté surtout en association avec un AINS (ibuprofène par exemple).

Effets cutanés

  • Acné cortisonique.

  • Fragilité cutanée : peau fine, ecchymoses faciles, vergetures pourpres.

  • Retard de cicatrisation.

Les risques à long terme

Ostéoporose cortisonique

C’est le risque le plus sérieux en traitement prolongé. La cortisone :

  • Accélère la perte osseuse.

  • Augmente le risque de fracture vertébrale dès 3 mois de traitement à dose > 7,5 mg/jour.

Prévention : supplémentation en calcium et vitamine D systématique, ostéodensitométrie de référence, bisphosphonates si nécessaire.

Diabète cortico-induit

La cortisone augmente la glycémie. Chez les patients prédisposés, un diabète peut apparaître. Surveillance de la glycémie recommandée. Pour les patients diabétiques, consultez notre guide du régime diabète type 2.

Insuffisance surrénalienne

Après un traitement prolongé, les glandes surrénales ne produisent plus assez de cortisol naturel. Un arrêt brutal peut être dangereux (malaise, chute de tension, choc). C’est pourquoi la décroissance doit toujours être progressive.

Risque infectieux

La cortisone supprime l’immunité : risque accru de :

  • Infections bactériennes et fongiques.

  • Réactivation de tuberculose ou de zona.

  • Aggravation des infections virales.

Atteinte oculaire

  • Cataracte : risque augmenté après 1 an de traitement.

  • Glaucome : augmentation de la pression intraoculaire.

Comment arrêter la cortisone en sécurité

Jamais d’arrêt brutal après plus de 7-10 jours de traitement. Le protocole :

  1. Réduction par paliers de 10-20% tous les 7-14 jours.

  2. Surveillance des signes d’insuffisance surrénalienne (fatigue, malaise, nausées).

  3. Dosage du cortisol sanguin matinal si doute.

Conseils pratiques

  • Prise le matin : avant 8h, pour mimer le rythme naturel du cortisol.

  • Régime hyposodé : limiter le sel pour réduire la rétention d’eau.

  • Régime pauvre en sucres : prévenir le diabète et la prise de poids.

  • Activité physique : en charge (marche, musculation douce) pour protéger les os.

  • Carte de corticothérapie : toujours l’avoir sur soi en cas d’urgence.

Le conseil Preskri : La décroissance de cortisone demande une rigueur absolue. Utilisez Preskri pour suivre vos paliers de dose et ne jamais sauter une étape.

Cortisone : questions fréquentes

La cortisone fait-elle toujours grossir ?

Sur une cure courte (5-7 jours), la prise de poids est minime et réversible. Sur un traitement prolongé à doses > 10 mg/jour, la prise de poids est fréquente mais peut être limitée par un régime adapté.

Combien de temps durent les effets secondaires après l’arrêt ?

La plupart des effets réversibles (prise de poids, insomnie, visage bouffi) s’améliorent en 1 à 3 mois après l’arrêt. L’ostéoporose et la cataracte sont des dommages plus durables.

Peut-on boire de l’alcool sous cortisone ?

Déconseillé : l’alcool aggrave le risque gastrique et hépatique, et perturbe le sommeil déjà fragilisé.

Cortisone et vaccins : quels risques ?

Les vaccins vivants (ROR, varicelle, fièvre jaune) sont contre-indiqués sous corticothérapie à forte dose. Les vaccins inactivés (grippe, COVID) restent recommandés. Consultez notre calendrier vaccinal 2026.

Sources : ANSM, SFR (Société Française de Rhumatologie), Vidal. Données mises à jour en mars 2026.

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