Effets secondaires de la chimiothérapie : liste, durée et conseils pour les soulager

Feb 24, 2026

Feb 24, 2026

Feb 24, 2026

Mis à jour : février 2026

Introduction

Chaque année en France, 433 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués, et près de 340 000 patients reçoivent un traitement par chimiothérapie. Si ce mot fait encore peur, la réalité de 2026 est bien différente de celle d'il y a dix ans : les effets secondaires de la chimiothérapie sont aujourd'hui bien mieux maîtrisés, les soins de support se sont considérablement améliorés, et de nouvelles molécules moins toxiques arrivent.

Ce guide a été rédigé pour vous donner les informations les plus à jour, issues des sources de référence : INCa, HAS, AFSOS, Ligue contre le cancer, Fondation ARC. Son objectif : vous aider à comprendre, anticiper et gérer les effets secondaires de la chimio, tout en vous rappelant que chaque parcours est unique.

Ce contenu est informatif et ne remplace pas un avis médical. L'adaptation des doses et des prescriptions relève de votre oncologue.

En bref : les effets secondaires les plus fréquents

  • Fatigue : touche 70 à 100 % des patients, premier effet ressenti

  • Nausées et vomissements : 30 à 80 % selon les protocoles, bien contrôlés par les antiémétiques modernes

  • Perte de cheveux : 30 à 70 %, dépend des molécules utilisées

  • Baisse d'immunité : 50 à 80 %, nadir entre J7 et J14

  • Mucite buccale : 40 à 75 %, prévention possible par cryothérapie

  • Neuropathie périphérique : jusqu'à 80 % avec taxanes et sels de platine

  • Troubles digestifs : 30 à 60 %, diarrhée ou constipation

Les principaux effets secondaires

La chimio détruit les cellules qui se divisent rapidement. Problème : elle ne fait pas la différence entre cellules cancéreuses et cellules saines (muqueuses, cheveux, moelle osseuse). C'est là l'origine de la plupart des effets secondaires.

Important : tous les patients ne ressentent pas tous les effets, et leur intensité varie selon les molécules, les doses et la sensibilité individuelle.

Effet secondaire

Fréquence

Début habituel

Durée typique

Fatigue

70-100 %

Dès la 1re cure

Toute la durée du traitement, peut persister 6-12 mois après

Nausées/vomissements

30-80 %

Heures à jours après la cure

1 à 5 jours selon les protocoles

Alopécie

30-70 %

2-3 semaines

Repousse 4-6 semaines après la fin

Immunosuppression

50-80 %

7-14 jours après la cure

Récupération avant la cure suivante (J21-J28)

Anémie

30-60 %

Progressive

Plusieurs semaines à mois

Mucite buccale

40-75 %

5-10 jours

1 à 3 semaines

Neuropathie périphérique

Jusqu'à 80 %

Progressive

Peut persister des mois à années

Diarrhée/constipation

30-60 %

Variable

Quelques jours à 1 semaine

Atteinte des ongles

30-50 %

Plusieurs semaines

Repousse lente (6-12 mois)

Combien de temps durent les effets secondaires de la chimiothérapie ?

C'est l'une des questions les plus fréquentes. La réponse varie selon le type d'effet et la durée du traitement.

Après chaque séance de chimio

Les effets aigus (nausées, fatigue intense, malaise) apparaissent dans les heures à jours suivant la perfusion. Ils durent généralement 2 à 5 jours, avec un pic à J2-J3. La plupart des patients se sentent mieux en fin de semaine.

Entre les cures

La période entre deux cures (généralement 21 ou 28 jours) permet au corps de récupérer. Les globules blancs remontent, la fatigue s'atténue, l'appétit revient. Les "bons jours" sont souvent les 7 à 10 jours précédant la cure suivante.

Après la fin de la chimiothérapie

La plupart des effets secondaires disparaissent progressivement dans les semaines à mois suivant la dernière cure :

  • Cheveux : repousse visible dès 4 à 6 semaines

  • Immunité : retour à la normale en 3 à 6 mois

  • Fatigue : peut persister 6 à 12 mois (voire plus)

  • Ongles : repousse complète en 6 à 12 mois

Effets tardifs à surveiller

Certains effets peuvent persister au long cours :

  • Neuropathie périphérique : persiste chez environ 25 % des patients traités par taxanes ou sels de platine

  • Fatigue chronique : touche 20 à 30 % des patients un an après la fin du traitement

  • Troubles cognitifs ("chemobrain") : difficultés de concentration, mémoire, observées chez 15 à 25 % des patients

  • Signalez tout effet persistant à votre oncologue : une prise en charge adaptée existe

Effets secondaires selon les molécules

Les effets varient considérablement selon le protocole. Voici les profils des principales familles :

  • Taxanes (docétaxel, paclitaxel) : alopécie quasi systématique, neuropathie périphérique fréquente, atteinte des ongles, douleurs articulaires

  • Anthracyclines (doxorubicine, épirubicine) : alopécie quasi systématique, nausées, toxicité cardiaque cumulative (suivi cardiaque obligatoire)

  • Sels de platine (cisplatine, carboplatine, oxaliplatine) : nausées sévères (surtout cisplatine), neuropathie (surtout oxaliplatine : hypersensibilité au froid), toxicité rénale

  • 5-FU / capécitabine : mucite buccale, syndrome mains-pieds, diarrhée, peu d'alopécie

  • Cyclophosphamide : alopécie, immunosuppression marquée, toxicité vésicale (hydratation ++)

  • Gemcitabine : fatigue, syndrome pseudo-grippal, bonne tolérance générale

Votre oncologue adaptera les doses et le protocole en fonction de votre tolérance individuelle.

Nausées et vomissements : des traitements très efficaces

Les nausées chimio-induites étaient autrefois l'effet le plus redouté. Bonne nouvelle : les antiémétiques modernes les préviennent dans plus de 80 % des cas.

Les antiémétiques modernes

  • Sétrons (ondansétron, palonótrón) : bloquent la sérotonine, efficaces sur les nausées aiguës

  • Aprépitant (Emend) / NEPA : antagonistes NK1, une prise unique avant la chimio

  • Dexaméthasone : renforce l'action des autres, surtout sur les nausées retardées

  • Olanzapine : recommandée par les guidelines ESMO-MASCC. Une étude récente montre que 5 mg est aussi efficace que 10 mg, avec moins de somnolence

Conseils alimentaires

  • Repas fractionnés : 5-6 petits repas plutôt que 2-3 gros

  • Manger froid ou tiède (moins d'odeurs)

  • Éviter les plats gras, frits, très épicés

  • Boire entre les repas (petites gorgées, infusions de gingembre)

  • Aérer la pièce avant les repas

  • Nausées anticipatoires : la sophrologie et l'hypnose sont particulièrement efficaces

Perte de cheveux : comprendre et accompagner

Toutes les chimios ne font pas perdre les cheveux

  • Fortement alopéciantes : taxanes, anthracyclines, cyclophosphamide

  • Peu ou pas alopéciantes : 5-FU, capécitabine, carboplatine seul, gemcitabine

Chronologie

  • Début de la chute : 2 à 3 semaines après la 1re cure

  • Chute maximale : cures 2 et 3

  • Début de la repousse : 4 à 6 semaines après la dernière cure

  • Repousse : environ 1 cm/mois. Les cheveux peuvent repousser avec une texture ou une couleur différente

Le casque réfrigérant

Bonnet glacé placé avant, pendant et après la perfusion. Le froid réduit l'afflux sanguin vers le cuir chevelu et donc la quantité de chimio atteignant les bulbes.

  • Efficacité : conservation de 50 à 80 % de la chevelure selon les protocoles

  • Pose 30 min avant, pendant toute la durée, 60-90 min après

  • Ne pas se laver les cheveux 3 à 8 jours après la séance

  • Pas compatible avec tous les protocoles (en parler avec l'oncologue)

Prothèses capillaires : réforme 2026

Nouvelle classification en 4 classes dans le cadre du 100 % Santé :

Classe

Description

Reste à charge

I

Fibres synthétiques

0 € (100 % remboursée)

II

≥ 30 % cheveux naturels

0 € (AMO + AMC)

III

≥ 50 % cheveux naturels

Encadré

IV

100 % cheveux naturels

Variable

Ordonnance de l'oncologue nécessaire. Anticipez la commande dès l'annonce du protocole.

Fatigue : l'activité physique, votre meilleur allié

La fatigue touche 70 à 100 % des patients sous chimio. Ce n'est pas une fatigue ordinaire : elle est disproportionnée et ne s'améliore pas complètement avec le repos.

La découverte majeure : bouger aide

Contrairement à l'idée reçue, l'activité physique adaptée (APA) est l'intervention la plus efficace contre la fatigue liée au cancer.

  • Réduction de la fatigue de 25 à 40 % (AFSOS 2024)

  • Amélioration de la tolérance à la chimio

  • Réduction du risque de récidive (sein, colorectal, prostate)

  • Le yoga thérapeutique réduit la fatigue de 26 % après 12 semaines (MD Anderson, 2025)

Recommandations : 150 min/semaine d'activité modérée + 2-3 séances de renforcement musculaire. Les jours de cure, même 15 minutes de marche font la différence.

Demandez une prescription d'APA à votre oncologue. De nombreuses structures proposent des programmes gratuits encadrés.

Protection des ongles

Les taxanes peuvent entraîner décoloration, fragilisation et chute des ongles (30-50 % des patients, selon les protocoles).

Le protocole vernis :

  • 2 couches de base au silicium + 2 couches de vernis foncé (filtre anti-UV)

  • Renouveler chaque semaine pendant tout le traitement + 6 mois après

  • Dissolvant doux (pas d'acétone)

Gants et chaussons réfrigérants : même principe que le casque, portés pendant la perfusion.

Gardez les ongles courts, portez des gants pour les tâches ménagères, hydratez quotidiennement.

Mucite buccale

Inflammation douloureuse de la bouche, touchant 40 % des patients (75 % en chimio haute dose, selon les protocoles).

Prévention (avant la 1re cure)

  • Consultation dentaire 3 semaines avant le traitement

  • Bains de bouche au bicarbonate de sodium (4-6 fois/jour)

  • Cryothérapie buccale : sucer des glaçons pendant la perfusion de 5-FU

  • Brosse à dents ultra-souple (7/100e)

En cas de mucite

Aliments mous, tièdes ou froids. Le médecin pourra prescrire gel anesthésiant (lidocaïne), sucralfate, ou antalgiques systémiques.

Neuropathie périphérique

Jusqu'à 80 % des patients traités par taxanes ou sels de platine. Fourmillements, engourdissements, hypersensibilité au froid, difficulté à boutonner.

Point crucial : signalez les premiers symptômes à votre oncologue. Il peut adapter les doses. La neuropathie peut persister chez un quart des patients après la fin du traitement.

Traitements : duloxétine (seul médicament validé par essais contrôlés), acupuncture (efficacité démontrée), kinésithérapie. En recherche : Carba1, molécule française prometteuse.

Immunosuppression : quand appeler en urgence

La chimio réduit les globules blancs. Le nadir (point le plus bas) survient 7 à 14 jours après la cure.

Appelez le 15 IMMÉDIATEMENT si :

  • Température > 38,3°C en une prise (ou ≥ 38°C pendant plus d'une heure)

  • Frissons importants, même sans fièvre mesurée

  • Malaise brutal, difficultés respiratoires, confusion

La neutrofénie fébrile nécessite une antibiothérapie dans l'heure. Ne prenez pas de paracétamol avant d'avoir mesuré votre température.

Précautions quotidiennes

  • Lavage des mains systématique

  • Évitez les contacts avec les personnes malades

  • Alimentation sûre (pas de cru pendant le nadir)

  • Rasoir électrique plutôt que lames

En cas de risque élevé, votre oncologue peut prescrire des facteurs de croissance (G-CSF) pour stimuler la production de globules blancs.

Médecines complémentaires : ce qui marche

Près de 70 % des patients y ont recours. Règle d'or : informez toujours votre oncologue.

  • Acupuncture : efficacité démontrée sur les nausées et la neuropathie (validée par l'Académie de médecine)

  • Hypnose : efficace sur les nausées anticipatoires et l'anxiété

  • Yoga thérapeutique : réduction de la fatigue de 26 % (MD Anderson, 2025)

  • Sophrologie : bénéfice sur l'anxiété et le sommeil

Attention : évitez les compléments alimentaires sans avis médical (millepertuis, pamplemousse et certaines vitamines peuvent interagir avec la chimio). Pour en savoir plus sur les interactions possibles, consultez notre article sur les compléments alimentaires. Aucune médecine complémentaire ne guérit le cancer.

Soins de support : un droit, pas un luxe

Les 4 soins "socles" définis par l'INCa :

  1. Prise en charge de la douleur : signalez toujours votre douleur, des solutions existent

  2. Accompagnement diététique : la dénutrition touche 30-50 % des patients. Demandez à voir le diététicien de votre centre

  3. Soutien psychologique : psycho-oncologues disponibles dans tous les centres

  4. Accompagnement social : ALD, arrêt de travail, aides financières

Socio-esthétique : des professionnelles formées prodiguent gratuitement des soins du visage, de la peau et des ongles dans les centres de cancérologie.

Nouveautés récentes (mise à jour 2026)

Conjugués anticorps-médicaments (ADC)

Ces molécules combinent un anticorps ciblant les cellules cancéreuses à un agent de chimio. Le médicament est transporté directement à la tumeur, épargnant les tissus sains.

  • Trastuzumab-deruxtecan (Enhertu) : cancer du sein HER2+

  • Sacituzumab-govitecan (Trodelvy) : cancer du sein triple négatif

  • Inavolisib (Itovebi) : accès précoce depuis janvier 2026 (mutation PI3K)

Chimio orale : plus de confort

La proportion de traitements oraux a progressivement atteint environ 50 % (contre 25 % il y a quelques années). Moins de déplacements, plus d'autonomie. Mais attention : la chimio orale reste de la chimio, avec les mêmes exigences d'observance.

Vos droits

ALD 30 : prise en charge à 100 %

Le cancer ouvre droit à l'ALD 30 : tous les soins liés au cancer sont pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie.

Arrêt de travail

  • Indemnités journalières jusqu'à 3 ans (36 mois) en ALD

  • IJ en ALD non imposables

  • Temps partiel thérapeutique possible (3 mois renouvelable, jusqu'à 12 mois)

Associations de patients

  • Ligue contre le cancer : 300+ Espaces Ligue, soins gratuits, ligne téléphonique 0 800 940 939

  • Fondation ARC : fiches pratiques, guides gratuits

  • RoseUp : accompagnement des femmes touchées par le cancer

FAQ

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents de la chimio ?

La fatigue (70-100 % des patients), les nausées (30-80 %), la baisse d'immunité (50-80 %), la perte de cheveux (30-70 % selon les molécules) et la mucite buccale (40-75 %). L'intensité varie selon les protocoles et la sensibilité individuelle.

La chimio fait-elle toujours perdre les cheveux ?

Non. Cela dépend des molécules. Certaines chimios (taxanes, anthracyclines) provoquent une chute importante, d'autres peu ou pas (gemcitabine, carboplatine seul). Votre oncologue vous informera du risque spécifique de votre protocole. Dans tous les cas, la repousse débute 4 à 6 semaines après la dernière cure.

Peut-on travailler pendant une chimio ?

Oui, c'est possible. Des aménagements existent : temps partiel thérapeutique, télétravail, adaptation des horaires. Certains patients préfèrent continuer pour maintenir un lien social, d'autres ont besoin d'un arrêt complet. Il n'y a pas de règle universelle : écoutez votre corps.

Comment gérer la fatigue ?

  1. Activité physique adaptée : la mesure la plus efficace (réduction 25-40 %). Même 15 min de marche/jour

  2. Sommeil : horaires réguliers, siestes limitées à 30 min

  3. Nutrition : manger équilibré, fractionner si perte d'appétit

  4. Organisation : planifier les activités les bons jours, accepter l'aide

  5. Soutien psy : la fatigue a une composante émotionnelle forte

Combien de temps durent les effets secondaires après la chimio ?

La plupart des effets aigus (nausées, immunosuppression) disparaissent en quelques semaines. La fatigue peut persister 6 à 12 mois. Les cheveux repoussent dès 4 à 6 semaines après la dernière cure. La neuropathie peut persister chez 25 % des patients. Chaque situation est différente : parlez-en à votre oncologue.

Quels effets secondaires nécessitent une consultation urgente ?

Fièvre ≥ 38,3°C, frissons importants, saignements inhabituels, diarrhée sévère (> 6 selles/jour), essoufflement brutal, confusion. Dans le doute : appelez votre service d'oncologie ou le 15. La neutrofénie fébrile nécessite une antibiothérapie dans l'heure.

À lire aussi

Le dépistage précoce du cancer reste l'arme la plus efficace pour améliorer les chances de guérison. Découvrez aussi les habitudes de prévention du cancer prouvées par la science. La chimiothérapie peut aggraver certaines carences, notamment en vitamine D : renseignez-vous sur la carence en vitamine D et ses solutions.

Le conseil Preskri

Suivre un traitement de chimio, c'est jongler entre les cures, les rendez-vous de suivi, les prises de sang, les antiémétiques, et parfois la chimio orale à la maison. Preskri vous aide à organiser tout ça : rappels de traitement, suivi des rendez-vous, et centralisation de votre parcours de soins.

Ce contenu est informatif et ne remplace pas un avis médical.

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Sources

  • INCa, Panorama des cancers en France 2024

  • INCa, Effets secondaires de la chimiothérapie (e-cancer.fr)

  • AFSOS, Référentiels : antiémétiques, APA et cancer, mucites, neutrofénie fébrile

  • SFPO, Olanzapine 5 mg vs 10 mg

  • HAS, Soins de support en cancérologie

  • Fondation ARC, Le cancer en chiffres

  • Santé publique France, Cancers

  • Institut Curie, ADC et chimiothérapie

  • CNRS, Molécule Carba1 contre les neuropathies

  • ameli.fr, Prise en charge prothèses capillaires / ALD 30

  • Ministère de la Santé, Réforme 100 % Santé prothèses capillaires 2026

  • Ligue contre le cancer / Fondation ARC / RoseUp

  • Académie nationale de médecine, Thérapies complémentaires

  • MD Anderson Cancer Center, Yoga et fatigue cancéreuse (2025)

  • service-public.gouv.fr, ALD prise en charge / Temps partiel thérapeutique

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